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lundi 18 avril 2011

Prières dans la rue: Fidèles cherchent mosquée dans Paris et ses environs


Dans la capitale et aux Ulis, les projets sont là, mais leur concrétisation coince...

Alors que le débat sur les prières dans la rue est revenu sur le devant de la scène ces dernières semaines, sa résolution, qui passe par la construction de nouvelles mosquées, se heurte à des contretemps qui durent parfois depuis plusieurs années. Deux cas sont présentés ce lundi dans Libération et Le Parisien.

Aux Ulis, deux associations en guerre

Le premier se passe aux Ulis (Essonne) où deux associations musulmanes s’affrontent pour le pilotage d’un projet de mosquée, rapporte Libération. Officiellement, c’est l’association El Andalous qui en est chargé. Malgré le soutien du Conseil régional du culte musulman (CRCM), elle compte toutefois moins de fidèles que sa concurrente, l’Association cultuelle des musulmans des Ulis (Acmu) dont les 700 membres prient sur le parking d’une cité de la ville.

Le projet de mosquée est tout de même bien avancé puisque la mairie socialiste des Ulis en a déjà signé le permis de construire et voté le bail. Toutefois, avide de paix et d’harmonie, elle a conditionné la signature de l’autorisation de mise en chantier à une concertation entre les deux associations afin qu’elles règlent leurs différends.

Chaperonnée par le CRCM, cette négociation semble cependant bien mal embarquée: l’Acmu estime être «écartée du débat» tandis que le secrétaire général d’El Andalous, Abdelak Aouinti, a débuté une grève de la faim il y a huit jours avec quatre autres «frères» afin de «faire valoir (leurs) droits pacifiquement».

A Paris, le financement est à la peine

Dans le 19e arrondissement de Paris, la situation est différente, mais tout aussi embrouillée, rapporte Le Parisien. En 2006, les entrepôts Bouchara, qui accueillaient jusqu’à 4.000 fidèles pour la prière, ont été rasés par l’association Adda’wa afin de les remplacer par un édifice tout neuf comprenant notamment une mosquée.

Sauf que cinq ans plus tard, les travaux sont loin d’être achevés. En cause, le budget faramineux de l’entreprise: 18 millions d’euros, financés uniquement par donations. Loin du compte, l’association Adda’wa est désormais confrontée à la colère des fidèles. «Nous n’avons aucune information, on ne sait rien sur l’avancement du projet, et surtout à quoi a été utilisé l’argent donné par les fidèles depuis cinq ans», clame Bakhary Sakho, responsable de l’association des Braves Garçons d’Afrique dans Le Parisien.

Du côté d’Adda’wa pourtant, «tout va bien». «Le chantier est long et difficile, mais il avance», indique Ahmed Ouali, le coordinateur du projet, au quotidien. A la mairie du 19e arrondissement, on s’impatiente. Malgré le lieu de culte provisoire installé porte de la Villette, la saturation des différentes salles de prière de l’arrondissement a engendré les phénomènes de prières de rue montrées du doigt, notamment par le gouvernement.
— Corentin Chauvel

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